lundi 2 septembre 2013

Entre les pages, un peu de nous [avec un concours dedans]


Lorsque j'étais adolescente, je me plaisais à imaginer mes futurs possibles, et en tête de liste figurait celui_là : ouvrir une librairie-salon de thé, un de ces lieux hors du temps où la vie semble ne pas filer à toute allure comme dans le monde réel.
Suspendre le temps, dans ce monde qui court, quel luxe...

J'imaginais un endroit chaleureux, plus que ne peut l'être une bibliothèque qui oblige au silence et à la solitude, plus aussi qu'une librairie classique- souvent trop commerciale, où les amoureux des livres pourraient se retrouver, discuter. Un lieu comme un cocon, avec des meubles anciens, de confortables fauteuils et des mots écrits à la craie. 
Les livres auraient été là, tout près, à emprunter, à regarder, à échanger ou acheter, selon l'envie de la personne, du moment.


Merci, Paris.


J'aime lire mais je lis peu en fin de compte, je commence 18 livres à la fois et je grapille par-ci par-là quelques pages chaque jour. Etrange manie qui m'est venue avec la maternité, la faute au temps qui manque, mais dont je me suis finalement accomodée. 

Parfois, mais c'est tout de même assez rare, je lis pour la prouesse littéraire, pour le talent de l'auteur ou la construction du récit. Et quand j'aime un auteur d'amour, je ne lis rien d'autre de lui, j'attends, je me réserve, je vais voir ailleurs. Parfois j'y reviens plus tard, parfois non.

Mais le plus souvent, je lis au hasard, attirée par une couverture, un mot, un je ne sais quoi, et toujours je m'étonne de ce que ce choix aveugle s'avère si juste. Le livre devient un miroir qui m'aide à me questionner sur moi-même, j'y trouve des réponses, des explications, encore de nouvelles questions, j'explore.

Il y a un mystère dans le choix des livres, une espèce de magie qui ne cesse de me fasciner. Qui a mis sur ma route Oscar Wilde ou Anaïs Nin ? Pourquoi Lou Andréas Salomé ? 

Ou bien la magie naît-elle de mon insouciance, de ma confiance en l'objet-livre une fois choisi. Je l'ouvre sans arrière-pensée, je lis comme je regarderais par la fenêtre, une fenêtre ouverte sur ce drôle de monde un peu difficile à cerner. J'y découvre d'autres façons de vivre, de dire ou de faire, que je savoure sans jugement et avec curiosité. A ce titre je suis rarement déçue.

C'est cet aspect-là du livre que j'espère transmettre à mes enfants.
Je suis un peu fanatique et ils ont dans leurs chambres plus de livres qu'ils ne pourraient en lire en un an, mais je me soigne ! Je ne prône pas la possession loin s'en faut et nous essayons de nous séparer de certains de temps en temps, mais ces livres font partie de notre histoire, ils font vraiment partie de nos vies ! 

Quand je pense à Pablo bébé je le vois brandir son petit doigt : "là ! là!" pour débusquer la souris cachée entre les pages de "Bonsoir Lune", ou imitant fièrement les bruits de Soledad Bravi. Quand je pense à ses premiers pas, je le vois titubant vers moi pour lire encore une fois la petite souris. Je le vois sur le pot avec sa montagne de Tchoupi à côté de lui, et je l'entends balbutier ses premiers mots devant un livre des lapinos, qu'il connaissait par coeur. 

Je les vois tous les deux, mes petits beaux, dans les prémices d'une grande complicité, rire aux éclats en imitant le parler de Nina, rejouer fièrement leurs scènes préférées de c'est moi le plus fort, frissonner ensemble à l'écoute de Chhht !.

Une étagère de leur bibliothèque me fait revivre toutes ces étapes qu'ils ont traversées, avec en filigrane nos inquiétudes de parents : comment les aider à apprivoiser les grands toilettes, leur apprendre à dormir tout seul, accueillir une petite soeur, partager notre amour ? 

Des livres partout, pour devenir grands - et pouvoir lire encore plus de livres, avec d'encore plus grandes questions.


Et nous avons de la chance : nous connaissons un écrivain, une vraie auteure de livres pour enfants, que nous aimons un peu plus que de raison. Pour ses histoires tendres et jolies, pour son talent. Pour sa bonne humeur et pour sa générosité. Pour les cadeaux qu'elle nous a faits, à nous qui aimons tant les livres, en glissant un peu de nous entre certaines de ses pages. Et puis pour son dernier album qui raconte Céret. 


Alors pour fêter la rentrée, je vous propose de gagner un exemplaire de cet album de Magdalena : "Le Cheval dans le Cerisier". Pour cela, il vous suffit d'aimer la page facebook Les petits beaux aiment et de me laisser un commentaire ci-dessous (et pour ceux qui n'auraient pas facebook, un commentaire suffira !). 
Une main innocente désignera le gagnant dimanche.






♥




8 commentaires:

  1. Franchement audrey je lis ton blog avec plaisir !!! tu as une façon de raconter tes sentiments , la vie en général qui m'emeut la plupart du temps ! gros gros bisous à vous 4 !!!!! tatie chris !!!

    RépondreSupprimer
  2. Audrey, note ma participation au concours bravo encore pour ton blog, c'est avec grand plaisir que je te lis !
    Jacques

    RépondreSupprimer
  3. Tu devrais songer a écrire un livre toi aussi ..

    RépondreSupprimer
  4. Peut être écrire une nouvelle dans le prochain de Magdalena ???? Bisous Ma Audrey..

    RépondreSupprimer
  5. fais nous gagner ou j'te pète la tête !! ka mé ha...

    RépondreSupprimer
  6. ton article est tres bien,je m'inscris au jeu si je perds j'irai au cheval dans l'arbre bisous maryse

    RépondreSupprimer
  7. Nous aussi on veut gagner! Il nous faut une nouvelle histoire pour le soir. Laisse tomber Ju, c'est pas écrit en paki paki.

    RépondreSupprimer
  8. c'est toujours un réel plaisir de te lire.... et ce que tu dis est tellement vrai... Audrey je repense à nos années lycée où tu me parlais de tel ou tel livre que tu venais de dévorer en me donnant l'envie de l'ouvrir à mon tour ;-))) bon, le jour où cet endroit magique est ouvert fais moi signe ;-) des bisous

    RépondreSupprimer